Le mouvement Sape au cœur de l’industrialisation engagée par le Gouvernement congolais. Il existe un mouvement culturel propre au Congo, nommé SAPE, qui consiste à se porter des tenues vestimentaires recherchées, voire voyantes à l’instar du dandysme anglais de la fin du XVIIIème siècle. Et les représentants de ce courant sont désireux de faire de Brazzaville une véritable capitale de la mode. Le congolais Philippe Assompi, tanneur-modéliste en chaussure et maroquinerie, travaille dans ce but afin de faire de la République du Congo un modèle de modernité, toujours au top des nouveautés, et ce pour l’ensemble de l’Afrique. Ce projet se nomme Brazza Vitrine Africaine de la Mode. Assompi communique et diffuse à nombre d’institutions les éléments indispensables à la réalisation de son projet, en vue d’obtenir des financements pour propager cette image moderne du pays. Au-delà de l’aspect quelque peu extravagant du mouvement, il s’agit de faire oublier la notion de « Pays en voie de développement » lorsque le nom du Congo est évoqué. Et, ce qui est d’autant plus louable, c’est que Brazza Vitrine Africaine de la Mode veut permettre aux trop nombreux chômeurs congolais de reprendre une activité honorable. De fait, le projet proposerait des formations ainsi que des transferts de compétences. Cette vision rejoint celle du Président Nguesso qui tend à réduire le chômage et faire du Congo un pays industrialisé, équipé des dernières technologies, donc en phase avec son temps. Assompi lui-même affirme vouloir « servir de laboratoire au programme présidentiel, l’industrie de la mode étant un gisement en terme de créations d’emplois ». Alors avis aux investisseurs !
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