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Les élections présidentielles approchent à grands pas au Congo: le 12 juillet prochain les électeurs seront appelés aux urnes pour le premier tour.Face à la dizaine de candidats à la fonction suprême, les électeurs auront notamment le choix de renouveler le mandat du président actuel: Denis Sassou Nguesso, ou bien de lui trouver un successeur. Mais après avoir instauré la démocratie et exercé deux mandats à la tête de l'état, le bilan de Sassou sera un élément décisif dans le choix des électeurs. Par ailleurs, le président Denis Sassou Nguesso possède une expérience dont ne bénéficient pas ses rivaux. Son bilan économique est un des points forts de son mandat puisqu'avec un taux prévisionnel de 6%, le Congo à la plus forte croissance de la CEMAC pour 2009, alors que les autres pays de la zone atteignent en moyenne les 2 à 3% de croissance et que plusieurs pays parmi les plus industrialisés de la planète sont entrés officiellement en récession. Concernant l'avenir du Congo à moyen terme, les prévisions de croissance demeurent optimistes, malgré un contexte économique marqué du sceau de la crise. Sans la crise le chiffre de la croissance aurait avoisiné les 10%. Le président sortant peut également se prévaloir de laisser un pays à la situation bancaire saine. Cette bonne gestion a été saluée par le gouverneur de la Banque des Etats d'Afrique Centrale.
La politique de grands travaux mise en œuvre sous son mandat permet au Congo de se doter d’infrastructure rendant compétitive sur le plan régional des pans entiers de l'industrie du pays. Les investisseurs étrangers ne sont pas non plus insensibles aux travaux d'aménagement qui désenclavent, surtout dans le nord, plus rural, des régions entières du pays. Pour Sassou, la modernisation des infrastructures est un moteur de la croissance.En matière de voirie, parmi les priorités de l'action présidentielle, figurent les 600 kilomètres de route qui sont tracés entre Pointe Noire et Brazzaville, reliant ainsi les quatre grandes métropoles du sud. L'extension des capacités portuaires à Pointe Noire, grâce à un investissement d'un montant de 1 milliard de dollars, en font l'un des ports les plus compétitifs d'Afrique, avec la création dans la foulée de milliers d'emplois. Dans le secteur énergétique 1,6 milliards de dollars ont été investis durant les six dernières années, avec pour objectif de multiplier par six la production en électricité d'ici 2011. Denis Sassou Nguesso supervise de près ces grands chantiers et ne manque pas de s'y rendre en personne, lors de déplacement qui devient pour lui de véritables bains de foules, en cette période préélectorale. Sous sa présidence, le développement et la réhabilitation du secteur agricole et la préservation de l'environnement ont été renforcés. Les programmes de lutte contre la pauvreté et la malnutrition, en coordination avec les instances de la FAO se sont intensifiés. Il faut également porter à son crédit la modernisation des hôpitaux, des écoles et universités.
Le Congo est un partenaire stratégique fiable sur le plan international, le Congo de Sassou NGuesso est parvenu à renforcer ses liens avec son voisinage proche: coopération maritime renforcée avec le Cameroun et liens d'amitié très profonds avec le Gabon, protocoles de désarmement et de réinsertion des rebelles dans la société congolaise... Le pays a également joué le jeu des grandes institutions internationales comme le FMI ou encore l'OMS, en donnant des garanties notamment par une politique de transparence. Les indices de démocratisation des institutions politiques du Congo sont en progression notable, renforçant sa position de partenaire économique stable.
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